Mobile

1958
Contemporaine du Klavierstück XI de Stockhausen et de la Troisième sonate de Boulez (avec lesquelles elle est à mettre en relation), Mobile, comme son nom l'indique, est une pièce qui introduit l'idée de liberté pour l'interprète.  Voici un extrait de ce qu'en écrit Henri Pousseur dans un article publié à nouveau dans les Ecrits théoriques 1954-67 aux Editions Mardaga (textes choisis et présentés par Pascal Decroupet) :

"Mobile consiste en dix parties enchaînées sans interruption.  Trois de ces parties sont échangeables pour chacun des pianos : II, IV, VIII pour le premier, II, IV, VI pour le second.  Ces trois "cahiers mobiles" très différenciés les uns des autres dans leur caractère, consistent en un même nombre de groupes de longueur approximativement égale (d'un cahier à l'autre, non à l'intérieur d'un même cahier).  Soit on fait signe à l'autre pianiste pendant qu'on joue un de ces groupes, pour l'inviter à intervenir lui-même, soit inversement, on reçoit de lui [ou elle] le signe de leurs paramètres (mais de façon approximative, globale et qualitative).  Ceux pendant lesquels on suit sont notés de façon telle que les notes successives puissent être groupées librement en accords et permettent également une certaine liberté de succession entre les deux mains.  La division du temps, la dynamique, les modes d'attaques et de jeu de la pédale sont également variables, seule la durée totale est indiquée de manière approximative.  L'exécutant doit utiliser ces libertés pour s'adapter aussi étroitement que possible à ce que l'autre pianiste vient de jouer (et qui dépend du cahier choisi). (...)
Membre(s)
Instruments
Durée
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Effectif

pour deux pianos