Dimitri Coppe

Dimitri Coppe

 

Lors d'un cours de philosophie à St Luc, Dimitri Coppe découvre, allongé dans le noir, Come out de S. Reich. Suite à cette double expérience -le son électroacoustique, l'écoute acousmatique-, il commence à composer en autodidacte. En 1999, il obtient un prix supérieur en composition électroacoustique du Conservatoire de Mons et une licence en musicologie à l'Université Libre de Bruxelles.

 

Privilégiant le concert, c'est à dire la rencontre du public, l'écoute collective, la performance live, l'installation in situ, il ne fait pas de disque. A sa sortie du conservatoire, il crée son instrument de concert composé de groupes de haut-parleurs inhomogènes : moniteurs de studio complétés par des pavillons, piezos, totem... Il développe une approche sonore jouant sur l'ambiguité (des sources, des sons, des mouvements, des intentions, de la perception même), davantage expressive et poétique que linéaire et fidèle. Cet instrument en évolution constante -une interface de jeu numérique est développée en collaboration avec le Centre Henri Pousseur depuis 2008- lui permet de poursuivre l'expérimentation.

 

A partir d'une double filiation -empirique et académique-, il développe des performances qui associent librement composition, improvisation et spatialisation. La spatialisation du son est le centre de sa démarche. Davantage qu'une simple mise en mouvement géométrique de sons, c'est le déploiement dans l'espace de la substance sonore et l'élaboration d'une forme issue même de cette substance. Le concert est conçu comme une installation dont l'effectif varie entre 12 et 120 haut-parleurs et qui interagit avec l'acoustique du lieu et le public.

 

A côté de ses propres projets, il collabore à des formats inhabituels. Olbers' paradoxe est un concert nocturne de 22h à 7h (théâtre Grüttli, Genève). 6x + 1 est un collectif d'improvisation mixte : instruments + électronique + spatialisation (Schaffhauser Jazz festival). Siren solo est une performance en extérieur avec des sons de sirène (Biennale des arts indépendants de Genève). Plus récemment, Et tout se tut- Und alles schwieg, une composition fondée sur les Sonnets à Orphée de R. M. Rilke, destinée d'abord à la radio, est ensuite adaptée pour le concert (festival de poésie sonore Makaronic, Genève). 

 

Ses performances sont présentées aux Brigittines, Bellone, Flagey, Théâtre Varia, Théâtre de la Place, et dans différents festivals : Variasons, Semaine du son, Images sonores, Musique & architecture, Ars musica, Propulse...

 

A l’étranger, il a notamment joué chez Kukuk (Aachen), @PTT (Genève), National Taïwan Museum of Fine Arts (Taïwan), CMC (Chaux-de-Fonds), et dans différents festivals : Présences électroniques (Paris), Archipel (Genève), Mais qu’est-ce que tu fluxes ? (France), Futura (France), Elefanten (Genève), Elefanten accross the ocean (Taïwan), Elektra (Montréal), Les musiques (Marseille), Quincailleries (France)...

 

Ses compositions ont été lauréates ou nominées dans différents concours : Premier prix aux concours Noroît (France), Phonorgia Nova (France), catégorie "art acoustique", UK Radio Drama Festival, Prix spécial du concours Ear (Hongrie), Mention d'honneur du concours Russolo (Italie), Prix musique du festival du film fantastique de Gerardmer, Finaliste du concours Phonurgia nova, catégorie Arts sonore.

 

Privilégiant la profondeur de l'écoute propre au concert, il collabore occasionnellement avec le cinéma (H. Cleven), la danse (Log, W. Vandekeybus), le théâtre (Transquinquennal) et la radio (Radiophon'ic, Ars acustica Art’s Birthday).

 

Il a enseigné au Conservatoire de Mons et donne des ateliers de composition, de spatialisation et d'écoute : HEAD (Genève), NTMoFA (Taïwan), festival Archipel (Genève), CMC (Chaux-de-Fonds), ACSR (Bruxelles), Académie (Bruxelles, Liège), Jeunesses Musicales et IPPJ, Ateliers d'Art et de Création (Bruxelles, Liège), Académie Internationale d'été (Libramont).

 

www.dimitricoppe.be

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