Philippe Boesmans

Après des études de piano au Conservatoire de Liège, Philippe Boesmans abandonne la carrière pianistique pour la voie de la composition qu'il aborde pratiquement en autodidacte.

Profondément intrigué au départ par le post sérialisme, il prend très tôt conscience de la nécessité d'en dépasser les contraintes et les exclusions.  Sans renier cet héritage récent, il élabore un langage musical très personnel, où la communication avec l'auditeur retrouve une place centrale.

Producteur à la RTBF (1961), Philippe Boesmans a été compositeur en résidence à La Monnaie de 1985 à 2007.  Gerard Mortier lui a commandé plusieurs oeuvres, parmi lesquelles La Passion de Gilles (1983), les Trakl-lieder (1987), ainsi que l'orchestration de L'Incoronazione di Poppea de Monteverdi (1989).

Toujours pour La Monnaie, Bernard Foccroulle lui a commandé un opéra Reigen, l’œuvre a été créée en 1993 à La Monnaie dans une mise en scène de Luc Bondy.

Cette production a été reprise en 1993 à Strasbourg, en 1994 à La Monnaie et au Théâtre du Châtelet à Paris, en 1995 à l'Opéra de Francfort.

D’autres productions de Reigen ont été programmées à l'Opéra de Nantes (1997), au Wiener Opern Theater (1997), à Braunschweig (1998), à Amsterdam (1999).

Une nouvelle version de l’œuvre pour orchestre de chambre dans une transcription de Fabrizio Cassol a été commandée par l’Opéra national du Rhin. La création a eu lieu par l’Atelier de Rhin au Théâtre Municipal à Colmar en mai 2005 et d’autres représentations ont été programmées à Mulhouse, Paris, Strasbourg, Lausanne. Une production du Opera Studio Nederland dans une mise en scène de Harry Kupfer a été en tournée aux Pays-Bas en septembre et octobre 2007.

C’est aussi en collaboration avec Luc Bondy que Philippe Boesmans a créé son opéra Wintermärchen d'après The Winter’s Tale de William Shakespeare. La première a eu lieu en 1999 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles.  Cette production a été reprise en 2000 à l’Opéra de Lyon et au Châtelet à Paris et en 2004 au Liceo à Barcelone.

D’autres productions ont été programmées à Braunschweig, Vienne et Nürnberg.

L’œuvre a été enregistrée en novembre 2000 sous le label de Deutsche Gramophon.

La création de Julie d’après ‘Mademoiselle Julie’ de August Strindberg avec un livret et une mise en scène de Luc Bondy a eu lieu au Théâtre Royal de la Monnaie en 2005.  Cette même année la production a été reprise au Wiener Festwoche et au Festival d’Aix-en-Provence.

D’autres productions ont été programmées e.a. à Braunschweig (2006), à Londres en version Anglaise (2007), à Bolzano (2009), en Suède (2010).

Le dernier opéra de Philippe Boesmans Yvonne, princesse de Bourgogne  d’après la pièce homonyme de Witold Gombrowicz a été commandé par Gerard Mortier de l’Opéra de Paris.

La première mondiale, à nouveau avec un livret et une mise en scène de Luc Bondy, a eu lieu à Paris en janvier 2009.  Cette production a été programmée à Vienne en mai 2009 et sera reprise à La Monnaie à Bruxelles en septembre 2010.

L’œuvre de Philippe Boesmans est jalonnée de consécrations importantes: prix Italia pour Upon La-Mi en 1971, de nombreux prix du disque: l'enregistrement de son Concerto pour violon et de Conversions ne s'est vu décerner pas moins de six prix, dont celui de l'Académie Charles Cros et le Prix International du Disque Koussevitzky.

En 2000 l’ensemble de l’œuvre de Philippe Boesmans a été consacré par le prix Honegger.

En mai 2004 il a obtenu le Prix Musique de la SACD.

En décembre 2007 le DVD de ‘Julie’ (BelAir Classiques)  a reçu diverses mentions et prix e.a. le Grand Prix Charles Cros.

En 2009, Philippe Boesmans a reçu pour Yvonne, princesse de Bourgogne  le ‘prix de la critique française’ décerné pour la meilleure création de l’année.

L’enregistrement vient de recevoir le ‘Diapason d’Or’ décerné par le magazine Diapason d’Or.