Âlâp

Catégorie
Musique de chambre sans direction
Instruments extra–occidentaux
2005
Compositeur(s)
Instruments
Arpeggione
Guitare
Bansurî
Durée
7 min.
Effectif

pour bansurî, arpeggione et guitare

Comment
Cette œuvre a été écrite avec l’aide de la Communauté française (Direction générale de la Culture, Service de la Musique).
Date de création
Program

 

Dans la musique classique del’Inde du Nord, le terme Âlâp désigne une sorte de prélude improvisépendant lequel le soliste déploie peu à peu un raga, c’est-à-direl’échelle modale sur laquelle sera construite toute la pièce. L’Âlâpconsiste en un lent et long déploiement mélodique accompagné du seul tambûrâ,instrument à cordes qui fait entendre la fondamentale durant toutela  pièce.

 Ces procédés musicaux fondateurssont exploités et « transcrits » dans cette composition intitulée Âlâp,justifiant ainsi le choix de son titre. Toutefois, l’échelle utilisée, quicorrespond aux hauteurs déterminées par la série des sons harmoniques, estcomplètement étrangère aux centaines de raga que la tradition indienne adéveloppés. Dès le début, le bansouri (flûte traversière en bambou)tient longuement un son caractéristique : le son 7, c’est-à-dire laseptième mineure abaissée d’un sixième de ton, ce qui la rend étrangementconsonante. Du fait du déploiement progressif de l’échelle, les sons nontempérés sont progressivement assimilés. Le bansouri et l’arpeggioneoffrent naturellement la possibilité de faire entendre ces hauteursparticulières tandis que la guitare ne fait sonner que les sons tempérés del’échelle. Elle assume au début le rôle du tambûrâ, puis peu à peu, elleémerge en solo en imitant le jeu du sarod (instrument à cordes pincéesdont la touche est recouverte d’une plaque métallique permettant denombreux glissandi d’ornementation). La dernière section nous conduit àentendre les sons les plus aigus du bansouri alors que la partie deguitare, qui a retrouvé son rôle d’évocation du tambûrâ, est mise en boucle. 

  

Jean-PierreDeleuze

Audio
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